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                                                                REVUE DE PRESSE DU PARTI SOCIALISTE

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                                               http://www.revuedepresse-ps.com/dossier/revuedepresse.pdf

 

 

Gratuité des soins dans la sécurité sociale minière 

Question au gouvernement n° 12078 adressée à Madame la ministre de la Santé et des Sports

Publiée au Journal Officiel le 18 février 2010

Monsieur Daniel Percheron attire l’attention de Madame la ministre de la Santé et des Sports sur la situation sanitaire de l’ancien bassin minier du Nord-Pas de Calais et plus particulièrement sur les intentions de la sécurité sociale minière. Depuis la création du régime spécifique minier le 27 novembre 1947, ses assurés bénéficient de la gratuité des soins en échange d’un labeur particulièrement pathogène : silicose, sidérose, maladies cardio-vasculaires… Aujourd’hui, la population concernée est âgée d’en moyenne plus de 75 ans et souffre souvent de poly-pathologies. Par l’article 2 du décret n° 2009-1787 du 31 décembre 2009, le Gouvernement a supprimé le b du 2° de l’article 2 du décret n° 92-1354 du 24 décembre 1992. Cette suppression remet en cause la prise en charge intégrale des frais médicaux et de transport pour les bénéficiaires du régime minier. Les bassins miniers, qui ont fourni l’énergie à la puissance économique du pays au prix de leur santé, méritent pourtant par bien des aspects la reconnaissance de la Nation. Qui plus est, la prise en charge intégrale médicale et paramédicale permettait de faire profiter le tissu économique local des emplois liés aux caisses régionales minières (CARMI). Il lui demande d’exprimer clairement et concrètement la solidarité du Gouvernement auquel elle appartient et d’abroger le décret du 31 décembre 2009.

 

 

 

Catherine Génisson : « L'hôpital a besoin de moyens humains supplémentaires » Médecin urgentiste, Catherine Génisson est une abonnée des questions de santé à l'Assemblée nationale. 

 

 

 

 

Prix Jean Amila-Meckert : Florence Aubenas reçue à l'Hôtel du Département à Arras

Publié le 18 Mai 2010

Créé en 2005 par le Conseil général du Pas-de-Calais et l’association Colères du présent, pour récompenser chaque année le meilleur livre d’expression populaire et de critique sociale, le Prix Jean Amila-Meckert a été remis lundi 17 mai 2010, par Dominique Dupilet, à Florence Aubenas pour Le quai de Ouistreham.

Paru en février et déjà tiré à plus de 50 000 exemplaires, Le quai de Ouistreham a séduit le jury du prix Jean Amila-Meckert. C’est mon premier prix, même à l’école je n’en ai pas eu confie l’auteure qui avoue être extrêmement contente d’avoir été choisie par le Département. Pour Florence Aubenas, le "Jean Amila-Meckert" n’est pas une récompense comme les autres, c’est une distinction aux dimensions politiques et sociales, de terrain, et décernée par de réels lecteurs !

Le quai de Ouistreham se situe près de Caen. Florence Aubenas s’y est installée de février à juillet 2009, dans un studio meublé. Elle garde son nom mais se crée une nouvelle apparence en devenant blonde à lunettes et s’invente une autre vie : séparée depuis peu d’un homme qui l’aurait entretenue durant vingt ans. Elle se présente au Pôle emploi, munie d’un baccalauréat pour seul bagage. On lui propose de faire chaque jour quelques heures de ménage. Pour ne pas prendre le travail de quelqu'un qui en aurait vraiment besoin, elle décide d’arrêter l'expérience dès que s’offre à elle un CDI.
La journaliste s’immerge ainsi dans le quotidien de la vie précaire en France par temps de crise. Si Florence Aubenas a choisi Caen pour terrain d’investigation, c’est parce qu’il s’agit d’une ville de 120 000 habitants a priori paisible et qui n’évoque pas les pleurs, explique t-elle. L’idée est de démontrer qu’en France, n’importe où, la vie peut s’avérer être difficile.
Florence Aubenas a souhaité lors de cette expérience, connaître le quotidien des personnes aux faibles revenus, sachant que huit précaires sur dix sont des femmes…

 

 

Mobilisons-nous!

 

 

Appel de Dominique Dupilet, Président du Département du Pas de Calais

 

Comme vous le savez, le conseil Général du Pas de Calais mène une action de proximité très forte, bien au-delà de ses compétances.

Cet engagement est fortement compromis du fait des incertitudes financière et institutionnelles qui se font jour.

Notre pays s'apprête à vivre un bouleversement dans son organisation territoriale; la population de notre département a sans aucun doute beaucoup plus à perdre qu'à gagner.

 

La disparition du département ou même son impossibilité légale à agir en dehors de ses compétences obligatoires aura des conséquences désastreuses.

 

Par ailleurs,nous ne pouvons que constater et déplorer l'asphyxie financière qui s'organise.

Les enjeux et les conséquences sont aujourd'hui peu lisibles pour nos concitoyens; moins de puissance publique sur les territoires,c'est pourtant moins de solidarité et moins de proximité.

Fin février, la commission Balladur rendra ses conclusions et le Présidents de la République les transmettra au Parlement avant l'été afin que suive une rafale de projets de lois dont nous devinons bien la teneur!!.

 

Mobilisons-nous avant qu'il ne soit trop tard!!

 

Il faut soutenir notre département.

 

 

Sans notre départements:

 

QUEL AVENIR POUR LA PROXIMITE CULTURELLE?

 

QUEL PLACE POUR LE SPORT SUR NOS TERRITOIRES?

 

QUEL PLACE POUR L'EDUCATION POPULAIRE ET LE MONDE ASSOCIATIF?

 

QUEL SOLIDARITE AVEC LE MONDE RURAL?

 

QUEL DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE?

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Il y a quelques mois j’ai interpellé l’opinion publique sur les dangers que représente la disparition des Départements et j’ai pu compter sur votre soutien actif.

 

Dans le même temps je me suis également opposé à la privatisation de La Poste et j’ai donc pris l'initiative de la mobilisation sur ce débat fondamental pour l'avenir du service public dans notre pays. Par le biais d'une pétition que j'ai demandé aux maires de relayer dans leur commune, j'ai voulu que les habitants du Pas-de-Calais s'emparent de cette question si importante pour la vie quotidienne.

 

Grâce à cet engagement, plus de 10 000 habitants de notre Département ont signé cette pétition.  Je tiens à leur adresser mes remerciements de nouveau.

 

Grâce à l'engagement de nombreux élus, syndicalistes et citoyens à travers l'ensemble du territoire national, le gouvernement avait choisi un temps de repousser la présentation du projet de loi de privatisation.

 

En dépit de cette mobilisation forte et populaire, le gouvernement, lors du conseil des ministres du 29 juillet dernier a adopté un projet de loi "Entreprise publique La Poste et activités postales" bientôt soumis au parlement.

 

Afin d'interpeller le gouvernement sur l'organisation d'un référendum sur l'avenir du service public postal, le comité national contre la privatisation de la poste regroupant des associations, des syndicats et des élus a décidé d'organiser le 3 octobre prochain une votation citoyenne. Une votation citoyenne est un référendum officieux auquel tous les citoyens peuvent participer. Notre combat républicain contre le déménagement des territoires par l'Etat doit se poursuivre. C'est pour cela j’ai demandé aux maires des communes du Pas-de-Calais, afin que nos efforts n'aient pas été vains, d'organiser une votation citoyenne. Il s'agit ni plus ni moins que d'amplifier notre mobilisation et d'associer nos concitoyens en les amenant à s'exprimer par le biais d'un vote informel sur la privatisation de La Poste. Quand bien même une votation citoyenne n'a aucune valeur légale, la force symbolique de milliers de citoyens demandant un référendum sur l'avenir de la poste est de nature à faire réfléchir le gouvernement et à faire pression sur les parlementaires qui examineront cette loi.

Le 3 octobre prochain vous aurez donc l’opportunité de vous exprimer ; n’hésitez pas à donner votre avis sur cette question fondamentale.

 

Je vous remercie et vous prie de croire, Monsieur, Madame, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Dominique DUPILET

Président du Département